23 mai 2007
Haine d'amour
Un feu me consumme,
M'éteindre à jamais,
Mes cendres brunes,
Je ne peux t'oublier.
Yume Wareta ( rêve brisé )
Yume Wareta
Un rêve s'est brisé
Adjectif me collant à la peau,
Je suis déguisée,
Pour masquer mes maux.
Le sourire toujours présent,
Anesthésie peu fiable,
A cause de ce mal dominant,
Je ne suis plus stable.
Ma vie détruite par le Mâle,
De trop, le ver dans la pomme,
J'ai dus mettre les voiles,
Et d'autres m'assomment !
La « joie » ne tient plus sur mon visage,
Réflexion post-traumatique,
Lésions profondes, mauvais présage,
Tout ceci me laisse pragmatique.
Chaque pulsation me vide un peu,
Matraquage verbal,
« Game Over » dans le jeu,
Je reconnais à peine mes initiales.
Une reconstruction s'impose,
L'espoir ne fait pas partie de mes mots,
Ca tourne à la psychose,
Le rêve est-il toujours beau ?
Violence
Violence,
Je me nourris de violence,
Cette haine me met en transe,
Je détruis tout ce qui m'appartient,
Même les êtres auxquels je tiens.
Je me blesse en les blessant,
Je le paye maintenant,
Malgré mes remords,
Ce vice toujours ressort.
Ces heurts et blessures,
Ont provoqué des fêlures,
ÊTRE détesté et méprisé,
J'en viens moi-même à le penser.
Instinct primaire,
Elevé par la mère,
Sutures obligatoires,
Excuses dérisoires.
« Pardonnez-moi s'il vous plait »,
Je ne peux m'en délivrer
Et pleure vos blessures,
Supplications de l'usure.
Violence de trop Aimer,
Violence de trop Peiner,
Violence de trop Souffrir,
Violence de trop Mourir.
24 mai 2007
Emprise de la Haine
Emprise de la Haine
Voile rouge devant les yeux,
Prie les cieux,
Elle me provoque,
Donc je l’invoque.
Décuple mes forces,
Devenant féroce,
Décuple mon mal,
Les mains sales.
Mon corps souffrant,
Marchant sur des charbons ardents,
Elle me force à Le faire,
Créer un enfer sur terre.
Schizophrénie permanente,
Mal être sans attente,
Elle prend mes mains,
C’est l’esprit malin.
Elle me rend invisible,
Avec ses gestes habiles,
Enfin c’est ce que je crois,
Finalement ce n’est que moi…
Ange ou Démon
Ange ou Démon
ETRE profondément détestable,
Ou un ange caché sous un air de Démon…,
« Ailles et auréoles pas pour moi ! » contestable ?
Le verdict tombera comme un jour de pendaison.
Le bien le mal pourquoi faire un choix ?
Doit-on être méchant pour être entendu ?
Je ne prononce mot et je suis dans tes bras,
Ce choix est déjà fait, mon corps étendu.
Contradiction d’action et de penser,
Le mal l’emportera t’il toujours ?
Malédiction, mon sang, par ce germe infecté,
Un monde vaste, comment en faire le tour ?
Le bon chemin n’est jamais vraiment indiqué,
Lorsque l’on croit être en bonne voie, on échoue,
Qui peut juger ce qui n’est pas bien et ce qui l’est ?
Personne n’a tant de sagesse, je suis à genoux.
Si je trouve le bien dans le mal, ai-je faux ?
Et si je pense l’inverse serai-je mieux jugée ?
Aucunes réponses pertinentes, je fonds en sanglots,
Le subtil mélange des deux, voilà ce qu’il faut oser…
25 mai 2007
Mal d'amour
Mal d’amour
Je souffre, réouverture de la plaie,
Il faut la vider et la désinfecter,
Sinon elle ne guérira jamais.
Mais peut-on en guérir ?
« Un être vous manque et tout est dépeuplé »,
Voilà ce que l’on entend. Est-ce la vérité ?
C’est que les autres on ne peut les distinguer.
Tu restes un bon souvenir …
Grâce au temps la souffrance disparaît ?!
J’attends, j’attends, rien n’y fait.
Une feuille en automne sur l’arbre accrochée,
Seule, et voulant le rester, le pire…
Sur les dunes, allongés en été,
J’en viens à tout trouver parfait,
Illusion malsaine, c’est vrai à moitié,
Ne pas rêver, ne pas se laisser éblouir.
« Je t’aime » je ne peux plus le prononcer,
Une partie de moi tu as gardé,
Si seulement tu m’avais tout donné,
Toute cette douleur va t’elle servir ?
Parfum d'agonie
Parfum d’agonie
Le souffle court, manquant de temps,
Je cours après le vent,
« De l’air ! » et tu m’enterres,
La terre s’accumule, à moi l’Enfer.
La cage thoracique oppressée,
Arrivant à peine à respirer,
Maintenant que veux-tu encore ?
N’es tu pas satisfait de ma mort ?!
Plus la peine de regretter,
Comment penses-tu me ressusciter ?
En donnant ce que tu n’as jamais pu ?
De l’amour ? Je n’en veux même plus.
Inconstance des sentiments,
Je me rends compte que tu mens !
Les harpes ne jouent pas pour moi,
Tout ce que j’entends, c’est l’absence de tes pas.
Même en me tuant, je sens mon cœur battre,
Paradoxe inconscient, écran blanchâtre,
Présente aujourd’hui, vivante hier,
Je souris et fais ma prière…
29 mai 2007
Toi émoi
Toi Emoi
En cette nuit étoilée,
C’est vers toi que vont mes pensées,
Le sable froid, nos corps chauds,
Mais quelque chose sonne faux.
Ton regard rassurant,
Ta bouche me souriant,
Mon cœur s’emballant,
Et moi pensant…
Ce doute me poursuivait,
J’ai dû m’en aller,
Maintenant le doute encore présent,
Je me suis perdue en te laissant.
Plus qu’un amour, tu étais ma vie,
Mes poumons, mon oxygène aussi,
Aimer et Souffrir vont toujours de paires ?
Pleurer et Sourire qu’est ce qui diffère ?
En cette nuit étoilée,
Ce sentiment de n’être qu’a moitié,
Ce sont nos étoiles, notre mer,
Notre mal, notre goût amer.
17 juin 2007
Peine éternelle
Peine éternelle
J’ai revêtu ma peine,
Cet habit irritant, inconfortable,
De ce château c’est la souveraine,
Elle n’est point retirable.
Condamnée à ce malaise,
Impossible de m’en défaire,
Au bord de cette falaise,
Si je saute, c’est l’enfer.
De plus en plus dure à porter,
Une armure m’empêchant de bouger,
J’ai beau faire comme si rien n’était,
Elle continue encore à me démanger.
Comment m’en séparer ? La brûler ?
Je ne peux, car ça me tuerai,
Cette peine, mon éternel gilet,
Une deuxième peau dont je me passerai.
Quelque fois elle s’en va,
Quand les couleurs des mots reviennent,
Mais cela ne dure pas,
Je dois avancer avec Ma peine.
Pollution Sentimentale
Pollution sentimentale
Ton amour m’a pollué,
Comme le kérosène dans le ciel,
Je me sentais dénuée,
Et je restai telle quelle.
Traces indélébiles de ton carburant,
Malgré mes restrictions,
Ce mal toujours endurant,
Je n’absorberai pas cette pollution.
Je respire comme je peux,
Atmosphère souillée,
Je m’inspire de ces vœux,
Etouffement prématuré.
Ton moteur me brise les tympans,
Mes appels ne te parviennent plus,
Voilà pourquoi l’on ne se comprend,
Malgré tout cela, j’ai survécu.
Comme un avion, tu as sali mon ciel,
Cela ne sera plus jamais pareil,
Comme un oiseau, tu as coupé mes ailles,
Voilà ce qu’a fait ton maudit appareil !
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