23 mai 2007
Saigner
Saigner
Envie de Mourir,
Ou de « vivre » ?
Je ne saurais dire,
Mes émotions m’enivrent.
Envie de Saigner,
De me sentir enfin libérée,
La peur tente de me résonner,
Et je reste là, hébétée.
Le goût de ce Sang,
Pourrait me réanimer,
Cette douleur me pénétrant,
Saurais-je La supporter ?
Les blessures en moi sont désormais visibles,
Je n’ai plus la force de les cacher,
J’en deviens plus que nuisible,
Je ne peux que me révolter.
Saigner pour avoir ce pouvoir libérant,
Saigner pour trouver la paix,
Saigner pour se sentir aimée,
Saigner pour QUOI finalement ?
Rage
RAGE
Malgrès mon état léthargique,
Cette Rage m'envahit,
Un destin tragique,
Ne tenant même plus à la vie.
Le Démon me tient,
Et je tiens grâce à lui,
La Rage me maintient,
Ne voyant que la nuit.
Chaleur pénétrante, me séduisant,
La mal est tellement excitant,
Cette sensation d'être vivant,
En même temps souffrant, péniblement.
Cette Rage intérieure est mon feu,
Etincelle de vie, preuve de mon existence,
Quel sentiment peut le démontrer mieux,
Donc je n'y oppose aucune résistance.
Et si je voulais m'y opposer,
Se serait renier ma Vie,
Mon châtiment, ne jamais me reposer,
Voilà ce qui explique mon coeur meurtri.
Vengeance
Vengeance
« La roue tourne » soit disant,
Mais pour Qui et Quand ?
Toujours les mêmes qui souffrent et subissent,
Y-a-t’il vraiment une justice ?
Je me sens prisonnière,
Avide de vengeance meurtrière,
Je veux les voir subirent mes démons,
Qu’ils me supplient, mais nous ne les sauverons.
Leur sang s’éparpillant au sol et coulant,
Leurs yeux me suppliant,
« Crevez maintenant ! », le silence,
Voilà ce qui pourrait assouvir ma souffrance.
Le regret viendra sans doute,
Mais la délivrance illuminera ma route,
Enfin seule légitimement,
Ma vie n’en subira aucun changement.
Abandon
Abandon
Seule, tous abandonnent,
Ou l'ai-je voulu,
Mes choix résonnent,
Est-ce que tout est perdu ?
Même plus d'amour en son seuil,
Néant alentour, néant intérieur,
A chaque fois un nouveau « deuil »
Par choix ou par peur.
Mes synapses ne relaient plus l'info. ,
Un Zombi voilà ce que je suis,
Cela pourrait cesser à l'aide d'un couteau,
Je me meurs d'ennui, tous sont partis.
Les étoiles brillent toujours,
Mais leur éclat est brumeux,
Quelqu'un les éclairera un jour ?
Jamais vraiment heureux.
Père et Mère m'ont renié,
Tant pis pour eux, ils l'ont choisi,
Assumer ce choix n'est chose aisée,
Le soleil s'en est enfuit.
Passé
Passé
Trop de choses à digérer,
Le passé présent chaque instant,
L'estomac a implosé,
Et mon présent transparent.
Aveuglement permanent,
Les minutes s'entassent,
Vide de tout sentiment,
Je sens que je trépasse.
Je glisse vers le fond,
Personne pour me rattraper,
Le malheur est un don,
Que l'on m'a inculqué.
Je me conjugue au passé,
Evolution anéantie,
Comme si je n'existais,
Comme mon ciel obscurci.
Cette angoisse omniprésente,
Par la présence du passé,
Douleurs accrues persistantes,
La projection jamais je n'oserai.
Pensées
Pensées
Je me saigne aux mots,
Cette lame me perce,
Je me baigne dans ces flots,
Mon âme se déverse.
Une sueur froide,
Pressentiment envoûtant,
Une lueur macabre,
Cet amant perturbant.
Mes larmes de sang,
Coulent sur le papier,
Ce charme me brûlant,
Je m'écroule à ses pieds.
Je flirte avec la peine,
Souffrir pour mieux vivre,
Me heurte à la haine,
Périr pour mieux sentir.
Mon stylo libère mon sang,
Comme un couteau affuté,
Mes maux se délivrant,
En somme révélant mes pensées.
Haine d'amour
Un feu me consumme,
M'éteindre à jamais,
Mes cendres brunes,
Je ne peux t'oublier.
Yume Wareta ( rêve brisé )
Yume Wareta
Un rêve s'est brisé
Adjectif me collant à la peau,
Je suis déguisée,
Pour masquer mes maux.
Le sourire toujours présent,
Anesthésie peu fiable,
A cause de ce mal dominant,
Je ne suis plus stable.
Ma vie détruite par le Mâle,
De trop, le ver dans la pomme,
J'ai dus mettre les voiles,
Et d'autres m'assomment !
La « joie » ne tient plus sur mon visage,
Réflexion post-traumatique,
Lésions profondes, mauvais présage,
Tout ceci me laisse pragmatique.
Chaque pulsation me vide un peu,
Matraquage verbal,
« Game Over » dans le jeu,
Je reconnais à peine mes initiales.
Une reconstruction s'impose,
L'espoir ne fait pas partie de mes mots,
Ca tourne à la psychose,
Le rêve est-il toujours beau ?
Violence
Violence,
Je me nourris de violence,
Cette haine me met en transe,
Je détruis tout ce qui m'appartient,
Même les êtres auxquels je tiens.
Je me blesse en les blessant,
Je le paye maintenant,
Malgré mes remords,
Ce vice toujours ressort.
Ces heurts et blessures,
Ont provoqué des fêlures,
ÊTRE détesté et méprisé,
J'en viens moi-même à le penser.
Instinct primaire,
Elevé par la mère,
Sutures obligatoires,
Excuses dérisoires.
« Pardonnez-moi s'il vous plait »,
Je ne peux m'en délivrer
Et pleure vos blessures,
Supplications de l'usure.
Violence de trop Aimer,
Violence de trop Peiner,
Violence de trop Souffrir,
Violence de trop Mourir.
24 mai 2007
Emprise de la Haine
Emprise de la Haine
Voile rouge devant les yeux,
Prie les cieux,
Elle me provoque,
Donc je l’invoque.
Décuple mes forces,
Devenant féroce,
Décuple mon mal,
Les mains sales.
Mon corps souffrant,
Marchant sur des charbons ardents,
Elle me force à Le faire,
Créer un enfer sur terre.
Schizophrénie permanente,
Mal être sans attente,
Elle prend mes mains,
C’est l’esprit malin.
Elle me rend invisible,
Avec ses gestes habiles,
Enfin c’est ce que je crois,
Finalement ce n’est que moi…










